Association Ajial Timersit pour l'Education et la Culture
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prise de parole en public

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1 prise de parole en public on Thu Apr 05, 2012 4:29 pm

errafiy fatima zahra


QU'EST CE QUE L'EXPRESSION ORALE ?
C'est transmettre des messages à l'aide d'un langage en utilisant sa voix et son corps pour
communiquer.
Cette activité ne peut se comprendre qu'en fonction d'un certain nombre de rapports que l'on
entretient avec :
- le langage,
- soi-même,
- les autres,
- l'ensemble du monde extérieur.
I
LE RAPPORT AU LANGAGE
Toute langue a une structure particulière qui réagit sur la pensée elle-même.
Tous les Francophones ont donc en commun un certain rapport au langage.
Chacun entretient avec le langage une relation particulière en fonction de ce qu'il représente
pour lui sur le plan affectif .
Il peut être associé à de bons ou de mauvais souvenirs [familiaux, scolaires, professionnels...].
Il peut être vécu comme un instrument permettant d'avoir un certain ascendant sur les
autres ou au contraire permettant aux autres de vous dominer.
Ainsi le rapport que l'on entretient avec le langage est en relation avec l'image que l'on se
fait de l'autorité et même de la structure sociale tout entière.
II
LE RAPPORT A SOI-MEME
Une fois que l'on a fait siennes les différentes règles qui s'appliquent à une langue et qui sont
communes à son groupe social, (tout groupe social a une façon particulière de parler qui lui sert
de signe de reconnaissance), on ne parle qu'en fonction de ce que l'on est soi-même et de la façon
dont on se perçoit.
Ex. :
Une personne plus extravertie parlera fort et fera beaucoup de gestes.
Une personne plus introvertie parlera plus posément d'une voix plus faible et plus sourde et
fera peu de gestes.
On s'utilise aussi soi-même comme instrument : l'expression orale peut être considérée
comme une technique instrumentale.
- le corps
)
LE GUIDE DU FORMATEUR - École Nationale des Techniciens de l'Équipement
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-
-
-
la voix
les gestes
les postures
)
)
)
sont les instruments par lesquels on s'extériorise.
Les principales difficultés que l'on rencontre résident dans l'image infériorisée que l'on peut
avoir de soi qui se traduisent par de la "timidité".
III
LE RAPPORT AUX AUTRES
La façon dont on s'exprime dépend de la façon dont on perçoit l'autre et en particulier au
travers des statuts et des rôles.
Ainsi on ne parle pas de la même façon à :
- un frère,
- une mère,
- un ami,
- un collègue,
- un supérieur hiérarchique.
Si nous avons l'impression que les autres nous sont supérieurs, qu'ils nous jugent, notre façon
de nous exprimer en sera affectée.
Le rapport aux autres réagit sur le rapport à soi-même et inversement.
La principale difficulté là aussi réside dans la façon dont on imagine que les autres nous
perçoivent. On a l'impression :
- d'être peu considéré,
- d'être jugé,
- de ne pas susciter ou retenir l'intérêt.
On croit parfois que les autres nous sont supérieurs, qu'ils expriment mieux que nous-mêmes
ce que nous voudrions dire.
IV
LE RAPPORT AU MONDE EXTERIEUR
Nous sommes insérés dans des structures économiques, politiques et sociales qui nous
influencent et avec lesquelles nous entretenons certaines relations de type :
- accord,
- acceptation,
- compromis,
- négociation,
- refus,
- révolte.
Ce type de relation influe fortement sur notre mode de communication.
LE GUIDE DU FORMATEUR - École Nationale des Techniciens de l'Équipement
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TECHNIQUES D'EXPRESSION ORALE
I
LA RESPIRATION
-
-
-
Elle conditionne la bonne émission du son.
Elle favorise la détente musculaire et nerveuse.
Elle est nécessaire à la mise en oeuvre de la fluidité mentale et verbale.
On constate trois types de respirations :
1/
THORACIQUE :
- Ouverture de la cage thoracique par l'élargissement des côtes seulement.
- C'est la respiration la plus connue, celle sur laquelle on concentre son attention
automatiquement quand on nous dit de respirer à fond.
2/
VENTRALE :
- Le volume de la cage thoracique s'accroît par l'abaissement du diaphragme.
- On prend conscience de cette respiration en s'allongeant sur le dos, en plaçant une main
sur son ventre et en gonflant son ventre par son inspiration : la main est soulevée.
3/
COSTALE :
- C'est le bas des côtes qui se soulève.
- On prend conscience de cette respiration en bloquant les précédentes. Pour ce faire
s'asseoir sur une chaise à califourchon, les épaules appuyées sur le dossier, les bras ballants.
La respiration complète intègre ces trois types de respirations, ce qui n'est pas synonyme de
respiration maximum ; on ne doit jamais avoir l'impression de forcer.
Positions qui favorisent la respiration :
-
Lorsqu'on est assis derrière une table :
.
laisser la cage thoracique libre (bras croisés à proscrire),
.
considérer la colonne vertébrale comme un axe vertical (le mât d'un bateau) et éviter de se
pencher trop en avant ou en arrière.
-
Que l'on soit assis ou debout toutes les positions FERMEES sont à proscrire.
LE GUIDE DU FORMATEUR - École Nationale des Techniciens de l'Équipement
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II
LA VOIX
Elle est le véhicule du message oral. Selon les individus, les dimensions, la forme et la texture
des :
. cordes vocales,
. os et cartilages,
. muscles,
le timbre de voix sera très différent. On trouve généralement :
. les voix de gorge (basses),
. les voix de masque (appuyées),
. les voix de tête (élevées).
Pour trouver son timbre il faut fermer la bouche et produire le son [HM] sorte de [HEIM].
Cette onomatopée donne le timbre de la voix en faisant vibrer les différentes parties de la tête.
Le timbre se travaille mais varie peu. En revanche la nécessité pour un orateur consiste à bien
placer sa voix.
La voix se caractérise aussi par :
1/
L'INTENSITÉ :
C'est la force, la puissance avec laquelle on s'exprime. Il convient d'adapter l'intensité de la
voix au volume de l'espace de prise de parole et à la disposition de l'auditoire dans cet espace.
2/
L'INTONATION :
C'est le mouvement mélodique de la voix, caractérisé par des variations de hauteur.
Par exemple, dans la phrase interrogative, il y a une intonation montante : "vous m'entendez ?
"
En fin de phrase affirmative la voix a tendance à tomber : "nous allons présenter les
inconvénients."
En public il est indispensable de varier les intonations afin de capter l'attention de l'auditoire.
LE GUIDE DU FORMATEUR - École Nationale des Techniciens de l'Équipement
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3/
LE DÉBIT :
C'est la vitesse à laquelle on s'exprime. Souvent le trac amène une accélération excessive du
débit.
Il faut donner du mouvement à l'expression en variant les rythmes, en évitant l'uniformité, en
usant du contraste.
Pour cela :
-respirer entre les phrases,
-ménager des pauses pour reprendre le souffle,
-utiliser le silence.
Ces trois éléments constituent le SYSTEME VOCAL d'un individu et son spectre vocal qui
lui est propre [plus fiable que les empreintes digitales pour différencier deux individus].
La voix se caractérise aussi par :
- la largeur du parler ; en allongeant les voyelles, en appuyant sur les syllabes longues et les
diphtongues, on peut parler plus loin.
-
III
l'accent, il est basé sur les voyelles.
L'ARTICULATION
C'est le détachement et l'enchaînement correct des sons et en particulier, la netteté des
consommes.
Elle peut être déficiente sur :
.
.
.
les syllabes d'attaque,
les syllabes internes,
les finales.
Pour corriger ces tendances nuisibles à la bonne compréhension d'un propos, il faut s'entraîner
à lire à haute voix en améliorant les mouvements :
.
.
.
des lèvres,
de la langue,
des mâchoires.
Une mauvaise articulation conduisant à la fusion de deux syllabes consécutives peut
provoquer une amphibologie. Ex. : Il frappa à la porte.
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IV
LE RYTHME
Les changements de rythmes donnent à la prise de parole sa dynamique ; ils évitent la
monotonie.
Il sont donnés par :
1/ La ponctuation :
-
-
-
-
La ponctuation parlée n'a rien à voir avec la ponctuation écrite.
Lorsqu'on parle on peut s'arrêter à tout moment.
Elle apporte du confort à l'écoute.
Elle donne du poids aux mots, aux gestes.
2/ La modulation :
Le ton de la voix varie en jouant sur les inflexions en prenant appui sur certains mots,
certaines syllabes. On peut prendre appui :
-
-
-
sur le mot sujet ou complément,
sur le verbe qui définit l'action,
sur les mots outils (article, conjonction, pronom, ...).
Ex. :
IL ouvre la porte
- il OUVRE la porte
- il ouvre LA porte
- il ouvre la PORTE
3/
C'est la SCANSION
L'UTILISATION DES SILENCES :
-
-
-
-
-
-
Le silence paraît toujours plus long pour celui qui le fait que pour ceux qui l'écoutent.
Il permet la fluidité verbale.
Il marque les changements de rythmes.
Il permet la respiration.
Il valorise le geste.
Il donne le temps de regarder l'auditoire.
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V
LA REPETITION
Si la répétition est, d'une manière générale, un défaut de l'écriture elle est une des qualités
essentielles de l'art oratoire.
Répéter un mot, une expression, un argument doit se faire en variant le ton.
La répétition :
-
-
-
-
-
facilite la mémorisation,
valorise l'argument,
met en évidence les points forts,
peut pallier un trou de mémoire,
permet de décrocher le regard du texte écrit.
Attention cependant l'abus peut engendrer comique ou lassitude.
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COMMUNICATION NON VERBALE
I
LES TERRITOIRES
On distingue 3 niveaux de territoires :
-
-
-
le territoire Tribal
[la France, l'entreprise, le service, ...],
le territoire Familial [la maison, le jardin],
le territoire Personnel [le bureau, la chambre, le lit, le véhicule, ...].
Comme la majorité des animaux, nous marquons notre territoire, nous le balisons, à la
maison, dans les lieux publics, au restaurant (ex. : en déplaçant le verre, les couverts, ...).
La relation est donc fortement dépendante du territoire. Tout changement influera sur
l'interaction.
En fonction des stratégies développées : confrontation, coopération, complicité..., la place
occupée autour d'une table va varier (face à face, à côté, ...).
II
LA DISTANCE INDIVIDUELLE [PROXÉMIE]
Nos gestes, nos postures, nos comportements, nos mouvements délimitent la place de notre
corps dans l'espace.
Nous véhiculons notre espace vital que nous délimitons aux yeux des autres.
Dans notre culture on peut définir plusieurs zones distinctes :
- La zone intime - C'est la distance de l'avant-bras. Le contact physique y est possible.
L'intrusion dans cet espace déclenche un sentiment d'insécurité et de gêne (ascenseur - métro).
- La zone personnelle - C'est la distance d'un bras tendu quand deux personnes se
rencontrent dans la rue, elles s'arrêtent ordinairement à cette distance pour bavarder.
- La zone sociale - [1,20 m à 2,40] ou deux zones personnelles. Elle permet une
communication verbale sans contact physique (ex. : guichets).
- La zone publique rapprochée - [jusqu'à environ 8 m] permet une information publique
destinée à être entendue par un ensemble limité de personnes.
- La zone publique lointaine - [+ de 8 m]. C'est la distance pour un discours dans une
réunion publique, celle du comédien sur la scène de théâtre. Ici l'interlocuteur est spectateur,
récepteur passif.
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Ces distances d'interaction varient suivant le contenu du message mais aussi suivant les
individus, le niveau de relations et les cultures.
La compréhension et l'apprentissage de ces rapports déterminent donc en partie le succès ou
les difficultés de la communication.
Tout espace s'organise avec un dedans, un dehors. Il possède un centre, une frontière, une
limite, des zones privées, des zones publiques.
L'occupation de l'espace n'est donc jamais accidentelle.
Selon la culture, le milieu et les relations hiérarchiques, les distances varient, les zones se
rétrécissent ou s'étendent.
La façon de pénétrer dans le territoire d'autrui indique le rapport qui unit deux personnes
[supérieur - subordonné].
Dans la relation avec les autres, par une meilleure communication, il est intéressant de bien
percevoir :
- Quelle zone préférentielle utilise l'autre ?
- La cohérence entre la zone et ce qui est dit ?
- A quel moment il y a un changement de zone ?
III
LES POSTURES
A des attitudes mises en oeuvre correspondent des comportements corporels types : les
postures
Les postures
- L'expansion
- La contraction
- L'approche
- Le rejet
Les attitudes
- La domination
- La soumission
- L'action
- Le recul - La fuite
Chaque posture globale est caractérisée par des postures partielles :
L'expansion :
La tête, le tronc et les épaules sont en extension, les bras sont ouverts.
LE GUIDE DU FORMATEUR - École Nationale des Techniciens de l'Équipement
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La contraction :
Tête fléchie, coudes au corps, épaules tombantes, dos voûté, position symétrique des bras, des
jambes et des pieds...
L'approche :
Inclinaison en avant, cou tendu, bras en avant, pied en avant.
Le rejet :
Corps de profil en recul, épaules hautes, tête détournée en recul.
Une posture partielle qui n'est pas à sa place dans une posture globale ou qui est en
contradiction par rapport à l'ensemble des autres postures partielle (ex. : coudes collés au buste
alors que le reste du corps est en expansion) est appelée grimace.
*
Le décodage des postures globales,
des postures partielles,
des grimaces,
permet de repérer les attitudes dominantes dans une interaction.
* Un individu va pour différents rôles utiliser différentes postures en fonction de la
situation et du milieu.
*
Entre deux ou plusieurs sujets les postures peuvent prendre les positions suivantes :
-
inclusives (ex. : le cercle de collègues près de la machine à café),
ou non inclusives (le même cercle par rapport à une personne extérieure),
- en vis-à-vis (face à face) ou en parallèle (côte à côte),
- en congruence (posture en écho ou miroir) ou en non congruence (posture en
dissociation).
* Le degré d'intimité entre deux sujets peut se déterminer à partir de cinq paramètres :
- toucher,
- distance,
- inclinaison,
- contact visuel,
- orientation.
LE GUIDE DU FORMATEUR - École Nationale des Techniciens de l'Équipement
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IV
LES GESTES
1/
GÉNÉRALITÉS :
Notre gestuelle améliore ou restreint notre capacité de communication.
Les gestes négatifs : Ils rendent difficile le passage du message.
-Gestes parasites. Ils sont à côté du message. Ils marquent l'émotion, la peur, l'anxiété, la
fatigue, l'agressivité...
-Gestes barrières. C'est généralement une frontière derrière laquelle l'individu s'abrite ou
se met sur la réserve.
-Gestes répétitifs. Ils deviennent des tics et ils perturbent le message, le ridiculisent.
-Gestes introvertis. Ils vont vers soi. Ils ne cherchent pas à convaincre l'autre mais à se
persuader soi-même.
Les gestes positifs : Ils améliorent, soulignent, renforcent le message.
-Gestes extravertis. Ils vont vers les autres, sans être agressifs. Ils cherchent le contact.
-Gestes ouverts. Ils s'offrent à l'échange à la discussion.
-Gestes ronds. Rassurent, témoignent de la douceur.
-Gestes précis. Fermeté de la pensée, sûreté. Ils affirment le message.
En général le geste haut est un geste fort.
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2/
LES CATÉGORIES DE GESTES :
Il existe deux catégories de gestes, ceux qui accompagnent l'expression verbale et qui ne
doivent pas être décodés seuls, et ceux qui existent en dehors de la verbalisation.
Les premiers peuvent être classés de la façon suivante :
Les gestes illustrateurs :
- Quantitatifs (ou quantifiants). Ils indiquent des dimensions, des grandeurs.
- Pointeurs. Ils montrent du doigt, comptent.
- Idéographes. Ils décrivent dans l'air des concepts, des symboles et des abstractions (un
cercle = une entité, ...).
- Kinétographes. Le corps entier est en mouvement, il vit les mots.
- Pictographes. Ils dessinent les objets dans l'espace.
Les gestes rythmiques :
- De ponctuation (ou de scansion). Il régulent le rythme de notre propre verbalisation. S'ils
sont fréquemment répétés, ils deviennent lassants ; cette uniformité nuit à l'écoute, c'est un "bruit
kinésique".
- Régulateurs. Ils caractérisent l'écoute, ils accompagnent la verbalisation de l'autre (ex. :
hocher la tête pour approuver, ...).
Les gestes adaptateurs :
-
-
-
self-adaptateurs (gestes d'autocontact),
adaptateurs objets (manipulation),
hétéro-adaptateurs (toucher l'autre).
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3/
L'AMPLITUDE DU GESTE :
"Le coude est l'âme du geste", son déplacement permet l'amplitude et la variété. Il convient de
bien étalonner les gestes que nous faisons. Cet étalonnage doit se faire sur les paramètres
suivants :
- La dimension : un geste large sera mieux perçu. La dimension sera fonction de la
distance qui sépare l'orateur de son public.
- Le contraste : des gestes identiques, de même intensité, de même dimension finiront par
lasser, en donnant une impression de monotonie. Pour faire ressortir les expressions les unes par
rapport aux autres, les gestes doivent être différenciés.
- La hauteur : d'une manière générale, les gestes qui montent génèrent une connotation
positive. Ils montrent des sentiments de joie, d'ouverture, de volonté, d'optimisme, de
combativité, ... Par contre, les gestes "en bas" sont connotés négativement : ils caractérisent des
sentiments de faiblesse, de refus, de doute, de tristesse, de lassitude, de soumission, ...
- L'extériorisation : les gestes ne doivent pas être retenus ; ils traduisent mieux la sincérité,
la volonté de communiquer s'ils sont francs et non bloqués ; ils doivent aller vers l'autre sans
toutefois paraître agressifs. D'une manière générale, il faut aller au bout du geste.
4/
LE CONTRÔLE DES GESTES :
-
les gestes autonomes, ils ne sont pas maîtrisables (ex. : rougeurs, tremblements, ...) ;
- les mouvements de pieds et de jambes, ils sont très difficilement contrôlables, notamment
en position assise (les jambes et les pieds sont considérés comme la partie la plus sincère du
corps) ;
- les mouvements du buste, ils traduisent les comportements instinctifs d'approche et
d'évitement, difficiles à contenir (ex. : avancées, reculs, "haut-le-corps", ...) ;
- les gestes non codés, ils sont perçus comme plus involontaires (ex. : un geste non terminé
traduisant l'erreur - le lapsus gestuel -, l'hésitation, la non-conviction, ...) ;
- les mouvements des mains et des bras, ils sont facilement maîtrisables après
entraînement ;
- les expressions du visage, elles se contrôlent aisément tant que les émotions ressenties
n'atteignent pas une trop forte intensité.
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V
LE VISAGE ET LES MIMIQUES
Les mimiques peuvent être considérées comme les gestes du visage, elles accompagnent ou
non la verbalisation.
Elles peuvent être autonomes traduisant alors les états affectifs ressentis.
Les six émotions principales du visage sont :
-
-
-
-
-
-
la joie,
la surprise,
le dégoût,
la tristesse,
la peur,
la colère.
A ces émotions correspondent des mouvements particuliers des yeux, des sourcils, des
paupières, du front, des joues, de la bouche, des narines et du menton.
ex. : les yeux s'écarquillent de surprise,
les sourcils se froncent dans la colère,
les lèvres se pincent dans le dégoût,
etc.
Une zone est particulièrement expressive : la bouche.
Elle s'ouvre d'étonnement, se ferme dans la froideur. Les lèvres se pincent ou s'élèvent en
arrière, le sourire peut être large ou ironique, symétrique ou non. La tristesse ou le dégoût font
descendre les commissures vers le bas.
Autant d'informations sur les sentiments qui nous habitent.
LE GUIDE DU FORMATEUR - École Nationale des Techniciens de l'Équipement
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VI
LE REGARD
1/
L'IMPORTANCE DU REGARD DANS LA COMMUNICATION :
Par le regard, toutes les expressions, toutes les volontés, tous les sentiments peuvent être
transmis.
Le regard peut être synonyme de :
- partage, il traduit la complicité (dans l'intimité par exemple), il est la preuve de l'attention
que l'on porte à quelqu'un ;
- agression, il peut être violent ("fusiller du regard") ou investigateur, voire violeur, en
proxémie rapprochée notamment ("fouiller dans les yeux", pour pénétrer dans l'intimité de
l'autre) ;
- domination, il affirme l'autorité et requiert la soumission ("regarder de haut") ; le statut
s'exprime souvent par le regard.
Dans l'interaction, le regard peut être fuyant ("regarder ailleurs") ; les explications sont
multiples :
- la réflexion, est favorisée par le déplacement du regard hors du champ de la relation
directe ;
- la recherche de mots, d'idées est facilitée en regardant, par exemple, le plafond ou ses
pieds ;
- le besoin de prendre des distances, par rapport aux idées développées sera satisfait par un
regard vers un autre lieu ;
- la nécessité de s'isoler, pour reprendre des forces psychiques par exemple, conduira à
fixer son regard sur un point virtuel.
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2/
L'UTILISATION DU REGARD :
Le contact visuel est fondamental. Il permet :
-
-
-
de maintenir en éveil l'attention de l'auditoire,
d'être présent aux autres,
de percevoir les réactions du public.
Lors d'une prise de parole en public, il faut regarder tout le monde, en évitant les écueils
suivants :
-
balayer mécaniquement du regard, sans jamais se fixer sur les personnes ;
- livrer le discours morceau par morceau, en regardant certaines personnes pour les débuts
de phrases et d'autres pour les fins de phrases ;
- regarder une partie de l'auditoire plus souvent et plus longtemps que l'autre (attention au
côté préférentiel que possède chacun de nous) ;
-
rester les yeux plongés dans ses notes.
LE GUIDE DU FORMATEUR - École Nationale des Techniciens de l'Équipement
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LE TRAC
I
DESCRIPTION DU PHENOMENE
Le trac c'est la peur, l'angoisse que l'on ressent avant d'affronter un public, de subir une
épreuve. Il se dissipe progressivement dans l'action.
1/
LES PRINCIPALES MANIFESTATIONS PHYSIQUES :
- langue desséchée
- transpiration, moiteur
- tremblements
- sentiment d'oppression
- respiration accélérée
- gorge serrée
- palpitations
- houle dans la gorge
- noeud à l'estomac
2/
- crispations
- ballonnements
- picotements
- jambes molles
- crampes
- nausées
- envie d'uriner
- froid dans le dos
- paralysie
LES CONSÉQUENCES SUR LA PRISE DE PAROLE :
- les mots ne viennent plus, les phrases s'assemblent mal, les répétitions sont fréquentes,
le débit se ralentit ou s'accélère confusément ;
- apparaissent les tics verbaux, les mots parasites :
- n'est-ce-pas,
- euh !
- je veux dire,
-si vous voulez,
-les bafouillages, les toussotements, les raclements de gorges, les bégaiements se
multiplient,
- - les gestes parasites s'amplifient (autocontact...).
3/
LES RAISONS DU TRAC :
- La crainte d'être jugé par le public ou l'interlocuteur.
- La peur du décalage entre l'image que je pense donner de moi et l'autre, idéale à laquelle
j'aimerais me conformer.
-L'enjeu lié à la situation (entretien d'embauche, ...).
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II
COMMENT MAITRISER SON TRAC
LES CONSTATS :
-On ne peut pas supprimer le trac, mais on peut l'atténuer, le maîtriser, rendre ses
manifestations plus facilement supportables.
-Toute expérience nouvelle de prise de parole, toute situation inédite peut faire
réapparaître le trac.
-La situation peut être nouvelle par l'auditoire (personnalité, taille, composition), le lieu,
le sujet dont il est question, l'enjeu de la prise de parole, etc.
Quatre principes facilitent la gestion du trac :
1/
BIEN SE PRÉPARER :
.faire un plan,
.rédiger les points forts,
.préparer quelques phrases introductives et les apprendre par coeur,
.s'entraîner (magnétophone, glace), le travail de répétition est un facteur déterminant,
.repérer les lieux,
.ne rien changer à ses habitudes (le trac se nourrit d'imprévu).
2/
AMÉLIORER SA RESPIRATION :
Il s'agit de respirer :
.PROFONDEMENT pour ventiler le corps et oxygéner muscles et cerveau.
.REGULIEREMENT pour éviter que la machine ne s'emballe.
LE GUIDE DU FORMATEUR - École Nationale des Techniciens de l'Équipement
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3/
SE RELAXER PHYSIQUEMENT :
Avant l'intervention :
-Prendre conscience des muscles inutilement contractés (épaules, cou, nuque, omoplates,
reins, abdomen, ...).
-Les décontracter progressivement.
-Détendre le visage (muscles entourant la bouche, sourcils, joues).
En cours d'intervention :
-Changer de posture si c'est possible (assis-debout).
-Respirer lentement et à fond.
4/
SE RELAXER MENTALEMENT :
Le principe consiste à projeter sur son écran mental des images associées à des moments
agréables ou à des situations imaginaires, paisibles, rassurantes.
Si l'on considère que le trac est dû aux images angoissantes du type "je vais bafouiller, je ne
vais pas savoir que dire, je suis moche, ..." la relaxation mentale suggère non pas de rationaliser
ces images négatives mais de les remplacer. Exemple : créer et visualiser son "jardin secret", c'est
un jardin agréable à regarder par ses couleurs, ses fleurs, ses odeurs, les bruits, etc. ; s'y promener
par la pensée.
5/
S'ENTRAÎNER RÉGULIÈREMENT EN VARIANT LES MISES EN
SITUATION :
L'entraînement est l'affaire de chaque instant. Si vous avez obtenu votre permis de conduire
depuis 10 ans et si vous n'avez pas conduit depuis, il est probable que votre premier kilomètre au
volant sera périlleux, surtout si le temps est médiocre, la route inconnue de vous et la circulation
très dense !!!
En matière d'expression orale, nous sommes dans une situation similaire. Un manque de
pratique prolongé rend l'exercice beaucoup plus difficile.
En conséquence, il faut profiter de la moindre occasion pour prendre la parole : tout
rassemblement peut vous en offrir l'occasion, que ce soit au travail ou dans vos autres activités.
Essayez de vous fixer des "contrats", du genre : "au cours de cette réunion, je prendrai la parole
avant la fin des 10 premières minutes, et la garderai au moins 3 minutes".
Cela peut vous sembler loufoque mais c'est très stimulant, vous verrez !
LE GUIDE DU FORMATEUR - École Nationale des Techniciens de l'Équipement
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TECHNIQUES DE L'EXPOSE ORAL
I
LA PREPARATION DE L'EXPOSE
1/
IDENTIFIER ET FORMULER L'OBJECTIF :
-L'objectif de l'exposé n'est pas son sujet.
-Identifier et formuler l'objectif, c'est préciser la réaction que l'on cherche à obtenir chez l
'auditoire.
-On peut identifier quatre niveaux d'objectifs en fonction de l'implication attendue des
destinataires.
OBJECTIFS
NIVEAU D'IMPLICATION
Faire agir
Convaincre
Attirer
l'attention
Informer
2/
CONNAÎTRE L'AUDITOIRE :
Cette opération est complexe car il n'y a pas de public homogène. Il convient bien souvent
d'identifier :
-des caractéristiques )
-des attitudes
)
-des attentes
)
communes à un groupe donné.
Savoir à qui l'on s'adresse détermine non seulement l'objectif mais la forme et le contenu de la
communication.
Principales caractéristiques d'un public
-Composition : public homogène ou hétérogène.
-Age, ancienneté.
-Niveau hiérarchique.
-Qualification.
-Niveau culturel.
-Centres d'intérêts : Professionnels ou personnels.
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En fonction des caractéristiques des auditeurs, il convient de :
-S'informer sur leurs centres d'intérêts.
-Évaluer les attentes.
-Tenir compte d'éventuels a priori.
-Se renseigner sur la culture du groupe.
-Évaluer leur niveau de connaissance du problème.
Une meilleure connaissance du public passe quelquefois par un contact préalable avec une
personne représentative du groupe considéré.
Ce recueil d'information permet de :
-Cibler l'intervention.
-Préparer l'argumentation adaptée.
-Choisir le vocabulaire approprié.
-Prévoir les réponses aux questions et critiques.
II
LA STRUCTURATION DE L'EXPOSE
1/
COMMENT CHOISIR UN PLAN :
Le choix d'une structure d'exposé doit tenir compte de :
-L'objectif poursuivi.
-Du sujet traité et de sa logique interne.
-De la population à laquelle on s'adresse et en particulier ses structures mentales, ses
mécanismes logiques spontanés (culture, formation, milieu social et professionnel...).
-Sa propre logique spontanée, sa tendance naturelle à être plus à l'aise dans telle ou telle
structure.
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2/ LA STRUCTURE TYPE D'UN EXPOSÉ :
Situer le sujet
Formuler la problématique
nature, définition, délimitation du sujet.
Intérêt, importance, du sujet en général et
pour l'auditoire
Résumer en quelques phrases les enjeux de
l'étude. Expliciter l'objectif poursuivi.
Indiquer les grands points traités, les noter
au tableau
INTRODUCTION
Annoncer le plan
Accrocher l'auditoire Retenir l'attention dès les premières
minutes en utilisant une image frappante,
une question, un paradoxe, une citation
Le plan Choisir un plan pertinent et s'y tenir
Les différentes parties Ne conserver que deux ou trois points de
développement. Chacun d'eux fera l'objet
d'une partie distincte comprenant
- une brève introduction
- un développement
- une conclusion partielle
Équilibrer les différentes parties.
DEVELOPPEMENT
Les transitions
Elles doivent être soignées et permettre un
véritable enchaînement.
Elles peuvent être un résumé partiel d ce
qui a été dit
Résumer ce qui précède Effectuer une rapide synthèse de ce qui a
été dit auparavant.
Conclure Conclure peut être :
- énoncer une affirmation ou un doute
- résoudre un problème
- poser un nouveau problème
- proposer une action ou une réflexion
- resituer dans un contexte plus large et
d'avenir.
CONCLUSION
Ouvrir un débat
Faciliter les questions.
Inviter l'auditoire à s'exprimer et à donner
son point de vue.
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3/
QUELQUES TYPES DE PLANS :
3.1. Exposés démonstratifs
Objectif : informer, décrire, expliquer, démontrer.
* LE PLAN LINEAIRE

Dans l'espace :
Ex. : description par exemple d'une usine hydroélectrique
( 3 ou 4 parties possibles )
Barrage ou prise d'eau
H
Canal d'amenée
H
Conduite forcée
H
Usine et canal de fuite

Dans le temps : exposé chronologique
Ex. : Description d'une expérience scientifique.
* LE PLAN PAR CATEGORIES [OU TOPIQUE]
Présentation de catégories dont chacune contiendra les éléments correspondants du sujet.
-
-
-
Aspect politique, social, économique, religieux...
Ressources naturelles, humaines...
Relief, climat, démographie, ressources.
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3.2. Exposés persuasifs
Objectif : persuader, convaincre, faire prendre une décision.
* LE PLAN EN CHAINE OU PAR ACCUMULATION
Série d'arguments découlant les uns des autres en faveur de la thèse soutenue.
Notion de somme.
* LE PLAN PAR ASSOCIATION
Groupement d'arguments de même nature en faveur de la thèse soutenue (sans liens entre
eux).
Arguments
psychologiques
Thèse
Arguments
techniques
Arguments
économiques
* LE PLAN DIALECTIQUE
-
-
-
Thèse : une proposition.
Antithèse : un contre-projet.
Synthèse : un nouveau projet conciliant les diverses exigences.
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III
LE DEROULEMENT DE L'EXPOSE
1/
L'ARGUMENTATION :
Elle doit être rigoureuse et respecter certains principes :
1.1. Un argument doit être rigoureusement étayé. Il peut être décomposé en trois étapes :
- Énoncer l'idée force, l'argument lui-même,
- Énoncer plusieurs sous-arguments tendant à justifier la position annoncée, choisis si
possible dans des champs différents,
- Illustrer chacun par des références à des situations, à des faits précis, incontestables, à des
données chiffrées.
1.2. L'argument doit être adapté à la cible
Il n'y a pas de bonne argumentation dans l'absolu. Ex. : La publicité (discours spécifique en
fonction du public visé).
1.3. Il faut distinguer les arguments rationnels et émotionnels.
1.4. Il faut prévoir les arguments qui vont nous être opposés
-
-
2/
Soit pour les réfuter rigoureusement.
Soit pour les anticiper.
L'ADAPTATION DU DISCOURS À L'AUDITOIRE :
2.1. Utiliser un vocabulaire accessible à tous
Si le langage technique et les abréviations sont utiles entre professionnels, communiquer avec
un public non spécialisé nécessite non seulement de traduire les termes techniques et les
abréviations mais aussi de leur donner du sens.
2.2. "Concerner le public"
En partant de leurs préoccupations propres et des véritables enjeux que soulève pour
l'auditoire le sujet abordé.
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3/
LA PRISE EN COMPTE DES RÉACTIONS DE L'AUDITOIRE :
Il ne faut pas attendre la fin de l'exposé pour s'intéresser aux réactions de l'auditoire.
Certains indices non-verbaux, certaines réactions au cours de l'exposé nous renseignent sur le
niveau de réception.
Les interventions du public peuvent globalement répondre aux objectifs suivants :
-
-
-
-
-
-
Demande de précisions, d'informations complémentaires,
Contestation de certains aspects développés,
Réfutation d'un aspect de l'argumentation,
Développement de contre-arguments,
Évaluation globale du travail présenté,
Opposition de principe.
On peut opter pour deux types d'organisation.
3.1. Répondre aux questions au coup par coup
Cela permet une participation régulière et spontanée ainsi que des interactions dans le public.
Le risque :
- chacun peut donner son avis et la logique de l'intervention est perdue,
- négliger certains participants.
3.2. Recueillir les questions en faire une synthèse et organiser une réponse de façon
structurée autour de nouveaux thèmes mis en évidence.
Le risque : un second exposé succède au premier et anéantit la dynamique de l'échange.
Quelque soit le choix il faut en informer le public dès le début de l'intervention.
Les règles du jeu des réponses aux questions étant posées il convient de :
-
-
-
-
-
-
-
-
recueillir les réactions, questions, opinions que les uns et les autres veulent exprimer,
développer une attitude d'écoute même lorsqu'on se sent agressé,
ne pas chercher à se justifier à tout prix,
reformuler la question ou la critique afin de s'assurer que l'on a bien compris,
répondre avec précision et sérénité,
questionner pour préciser les points obscurs,
accepter l'idée que les autres ont le droit de penser différemment,
répondre en restant sur le terrain rationnel sans dériver vers le plan affectif.
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4/
L'UTILISATION DE SUPPORTS :
-
Le support visuel appuie et complète la partie orale de l'exposé.
- Il est destiné en premier lieu à faciliter la compréhension du message et à améliorer la
mémorisation.
-
On retient généralement beaucoup mieux ce qui est vu et entendu.
- Le support visuel doit être simple, concis et dépouillé. Ainsi il sera très rapidement
assimilable par l'auditoire qui pourra donc diriger son attention sur ce qui est dit.
Lorsqu'on introduit un document, une projection, un transparent, un plan il faut annoncer
clairement de quoi il s'agit et à quelle fin on l'utilise.
Il faut ensuite commenter le support au fur et à mesure que l'auditoire en prend connaissance
en montrant le lien avec le contenu exposé et en en justifiant l'intérêt.
4.1 Les transparents
AVANTAGES
INCONVENIENTS
·
Renforts visuels très efficaces pour ·
Moins conviviaux que le paper-board.
les sujets techniques (croquis, schémas, Mieux adaptés à l'exposé magistral qu'aux
dessins).
méthodes participatives.
·
Investissement de temps dans la
·
Meilleure mémorisation des messages conception si l'on veut qu'ils soient de bonne
clés grâce à la visualisation.
qualité.
·
Image de marque supérieure au
paper-board quand ils sont de bonne qualité.
·
Quelquefois, difficultés de manipu-
lation et de visualisation liées à la disposition
·
Reproductibles.
géographique de la salle.
·
Gains de temps et de qualité visuelle ·
Nécessité de disposer d'un écran et d'un
puisqu'ils sont préparés à l'avance.
rétroprojecteur.
·
Pas de perte d'attention et de concen-
tration liée à la lecture individuelle d'un
document.
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4.2. Le paper-board ou le tableau fixe
AVANTAGES
INCONVENIENTS
·
Permet de noter des informations qui ·
Oblige à tourner le dos aux
resteront sous les yeux des participants pendant participants pendant son utilisation.
toute la durée du stage (tableau fixe).
·
Manque de lisibilité de
l'écriture, de clarté des schémas.
·
Permet de ménager des silences.
·
Perte de temps pendant le tracé
·
Permet les retours en arrière (tableau de des schémas.
papier).
·
Convivial et participatif, permet de
noter les apports des participants, bon reflet du
travail commun d'un groupe (recherche d'idées,
brainstorming, exercices divers).
·
Permet d'improviser des schémas en
réponse à une question posée.
4.3. Les diapositives ou photographies
AVANTAGES
INCONVENIENTS
·
Permettent la visualisation de lieux , ·
Coût
d'installations, de matériels que l'on ne peut pas (diapositives
montrer aux participants.
notamment).
et
de
réalisation
montage
A.V.
·
Transport et manipulation du
·
Caractère attrayant et image de marque matériel (montage A.V. notamment).
(diapositives notamment).
·
Côté "spectacle" qui ne
favorise pas forcément la participation.
_____________________________
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